Le voyage en ferry entre La Réunion et l’île Maurice représente un sujet qui intrigue autant les amateurs de tourisme insulaire que les passionnés du transport entre îles dans l’océan Indien. Aujourd’hui, cette liaison maritime ne correspond pas à ce que l’on pourrait espérer d’un service régulier en ferry, malgré une histoire riche et une distance d’environ 226 kilomètres. Pour comprendre si ce trajet en ferry est un simple mythe ou une réalité accessible, nous allons aborder plusieurs points essentiels :
- Les conditions actuelles de la liaison maritime entre La Réunion et Maurice
- Les raisons de la suspension des navettes maritimes pour passagers
- Les alternatives disponibles pour la traversée entre ces deux îles
- Les contraintes et formalités administratives liées au transport maritime
- Un panorama comparatif des options de déplacement entre mer et air
Chacun de ces points vous aidera à y voir plus clair sur la traversée en ferry entre ces deux destinations très prisées, et à définir comment organiser au mieux votre trajet ou votre projet de voyage dans cette région.
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Liaison maritime entre La Réunion et Maurice : état des lieux en 2026
En 2026, aucun service régulier de ferry passagers ne relie La Réunion à l’île Maurice. La célèbre traversée assurée par le cargo mixte Mauritius Trochetia a cessé d’opérer ce service depuis plusieurs années. Cette interruption résulte d’une conjonction économique et technique difficile à surmonter. Il reste néanmoins quelques options, certes plus atypiques, pour relier les deux îles par la mer :
- Les paquebots de croisière qui font escale ponctuellement dans les deux ports.
- Le transport à la voile avec des voiliers privés ou convoys.
- L’embarquement exceptionnel sur certains cargos mixtes sur réservation anticipée.
Par nature, ces alternatives demandent une organisation particulière, des compétences nautiques et des démarches administratives spécifiques.
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Pourquoi la traversée en ferry entre La Réunion et l’île Maurice est-elle suspendue ?
La disparition des liaisons régulières repose sur plusieurs facteurs combinés. La concurrence féroce des compagnies aériennes régionales, telles que Air Austral et Air Mauritius, a rendu le vol de 45 minutes bien plus attractif, avec des tarifs allant de 200 à 350 euros pour un aller-retour, selon la saison.
À cela s’ajoute le coût considérable de maintenance des navires face aux conditions difficiles de l’océan Indien, notamment les houles puissantes qui demandent des renforcements coûteux et des taxes portuaires importantes. L’activité touristique maritime n’a pas réussi à compenser ces charges, entraînant une exploitation déficitaire des ferrys.
Un témoignage d’un transitaire portuaire réunionnais souligne l’ampleur du défi : la traversée entre La Réunion et Maurice ne ressemble pas à celle d’un « ferry entre Nice et la Corse ». Les creux de plus de trois mètres sont fréquents, et le frais d’entretien des navires pèse lourd sur le budget des opérateurs.
Alternatives au voyage en ferry : tour d’horizon des solutions en 2026
Pour se déplacer entre ces deux îles, plusieurs options sont envisageables selon vos attentes et vos contraintes :
- L’avion : c’est actuellement la solution la plus simple, la plus rapide et la plus économique, avec plusieurs vols quotidiens entre l’aéroport Roland Garros à La Réunion et l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice.
- La croisière touristique : certaines compagnies internationales proposent des circuits dans l’océan Indien incluant ces deux destinations, une expérience privilégiée et complète pour découvrir la région.
- Le transport maritime privé : location de voiliers ou embarquement en co-navigation, accessibles aux marins aguerris prêts à affronter la traversée sous les alizés.
- L’embarquement sur cargo : avec un bon dosage d’anticipation et de formalités, il est parfois possible de monter à bord de ces navires, qui transportent aussi les marchandises entre les ports.
Ces alternatives traduisent un voyage maritime plus aventureux ou luxueux, selon vos choix.
Comparatif des modes de transport entre La Réunion et l’île Maurice
| Mode de transport | Durée approximative | Disponibilité et coûts | Contraintes |
|---|---|---|---|
| Vol commercial (Air Mauritius, Air Austral) | ~45 minutes de vol (3 heures avec formalités) | Vols quotidiens, 180-320 € aller-retour en moyenne | Formalités aéroportuaires, billetterie facile |
| Ferry passagers (service suspendu) | 10 à 14 heures de navigation de nuit | Service actuellement arrêté, aucun billet disponible | Navigation sensible à la météo, confort limité |
| Croisière océan Indien | 1 à 2 jours en mer intégrés dans un circuit | Forfaits saisonniers, 10-14 jours, prix variables | Période limitée, engagement de durée |
| Cargo fret maritime (véhicules, marchandises) | 2 à 4 jours en mer | Coûts élevés (1 200 à 2 000 € pour un véhicule) | Démarches complexes, réservé au fret |
Formalités et règles pour franchir la frontière maritime entre La Réunion et l’île Maurice
Le passage entre ces deux îles implique un contrôle strict car il s’agit de deux régimes juridiques distincts. La Réunion est un département français intégré à l’Union européenne, tandis que Maurice est une nation souveraine.
Il faut donc présenter un passeport en cours de validité et satisfaire aux conditions d’entrée strictes fixées par la République de Maurice, notamment :
- Possession d’un billet de retour ou de continuation
- Adresse précise du lieu de séjour sur l’île
- Assurance médicale conforme
- Contrôle sanitaire rigoureux pour éviter l’introduction de plantes, fruits ou semences
Ce cadre réglementaire concerne naturellement tous les voyages, qu’ils soient aériens ou maritimes. Veiller à ces formalités évite des désagréments à l’arrivée.
Le voyage en ferry entre La Réunion et Maurice : mythe ou future possibilité ?
La question d’un ferry régulier pour relier ces deux îles alimente régulièrement des discussions à l’échelle locale. Des projets de navires rapides, comme des catamarans à grande vitesse, sont régulièrement évoqués dans les collectivités et instances régionales, avec l’objectif de revitaliser le tourisme insulaire et faciliter le transport entre îles.
Pourtant, les coûts énergétiques élevés, les normes portuaires restrictives et l’investissement demandé freinent la concrétisation de ces projets. L’histoire récente rappelle qu’une ligne stable réclame un équilibre financier difficile à atteindre, en particulier face à une concurrence aérienne bien établie.
En attendant un possible renouveau, il convient de privilégier les options disponibles en 2026 tout en surveillant les évolutions liées à la liaison maritime.
Pour approfondir vos connaissances sur les voyages en mer et les risques liés aux transports modernes, je vous invite à consulter cet article sur la sécurité et réglementation qui offre des éclairages pertinents pouvant s’appliquer à la navigation insulaire. De même, envisager le transport d’un véhicule entre îles demande une préparation rigoureuse, que vous pouvez découvrir dans ce dossier détaillé sur la logistique de véhicule en transit.




